Les Produits

phytosanitaires :     

  Comment s’en passer !

 

S

 

PESTICIDES

 

Un principe général:  

 Les plantes fortes et en bonne santé, sur un sol sain et vivant, résistent mieux aux attaques diverses que les plantes chétives, affaiblies ou maltraitées.  Il faut donc, en premier lieu, mettre en œuvre des pratiques culturales privilégiant l'équilibre biologique, le respect de l'environnement et la diversité végétale. 

 

10 RÈGLES DE BONNES PRATIQUES:

 

  1– Privilégier les plantes adaptées à leur milieu.

Les plantes adaptées à leur milieu (variétés, types de sol, exposition) résistent mieux aux aléas climatiques, aux attaques des maladies et des prédateurs.

 

2 – Le paillage.  

Pailler le sol avec des feuilles saines, du broyat, des débris végétaux, c'est le protéger et le nourrir. Vous limiterez ainsi les pertes d'eau, la germination des plantes « indésirables ». Un sol paillé est moins sensible à l'érosion et au tassement. La protection des habitants du sol favorisera la décomposition des apports organiques 

 

 3– Assurer naturellement la fertilité du sol.

  Il faut favoriser la présence des vers de terre, insectes, micro-organismes, bactéries, champignons qui transforment la matière organique en nourriture pour les plantes.  Les pratiques culturales, et en particulier le travail du sol doivent être respectueux de la vie du sol. Ainsi, il convient d'éviter le retournement ou le labour profond qui désorganisent la vie du sol, l'appauvrissent et par conséquent affaiblissent les végétaux.

 

 4– La gestion de l'arrosage.

  Indépendamment de la pluviométrie, la quantité d'eau à apporter dépend de l'espèce végétale, de la saison, du stade de culture, de l'âge de la plante, du type de sol.  Un stress hydrique est nuisible. Quiconque cultive des tomates a pu l'observer avec la survenue de la maladie du "cul noir". Trop d'eau entraîne une asphyxie racinaire, des arrosages irréguliers désorganisent la vie du sol.  Il est donc impossible de donner des indications strictes d'arrosage. Retenir cependant que :

-  l'arrosage doit être maîtrisé (attention à l'arrosage automatique programmé),

-  il doit être suffisant (l'observation de vos plantes vous renseignera),

-  mais il doit être limité: pensez au binage, aux paillages pour éviter le phénomène d’évaporation et à la protection des rayons ardents aux heures les plus chaudes sur semis ou plantations récentes (par exemple en disposant des cageots retournés).

 

5 -Favoriser la biodiversité.  

Une grande biodiversité dans le jardin est une réponse à la présence des nuisibles ou des maladies. De nombreux auxiliaires régulent les espèces menaçantes pour les plantes.  Favoriser la biodiversité est une bonne solution car cela permet de conserver des plantes sauvages, planter de nombreuses variétés, installer des plantes mellifères pour attirer les insectes pollinisateurs, augmenter le choix des légumes et des fleurs.

 

 6 – La gestion des plantes envahissantes sans herbicide !

   Pas de miracle pour les éliminer: il faut les supprimer mécaniquement par binage ou arrachage, couper les fleurs avant la montée à graines et pailler le sol.

 

 7 – Les bons gestes au bon moment. 

- les bons gestes: nos actes culturaux ne doivent pas engendrer une faiblesse de la plante. Par exemple, trou de plantation trop petit, taille trop loin d'un œil, blessure des écorces (attention aux débroussailleurs à fil), semis trop drus,...

- au bon moment: chaque pratique culturale possède un calendrier. Mais l'observation est essentielle (qualité indispensable du bon jardinier). Comptent le lieu, l'avancement dans la saison, la vigueur de la plante...  Heureusement, la nature reste très tolérante.

 

  8 – Les cultures associées. 

 Faire voisiner, se succéder, ou au contraire éloigner des plantes cultivées peut être bénéfique.  Les substances excrétées par les racines peuvent jouer un rôle, ainsi que l'odeur répulsive ou attractive des fleurs et des feuillages. De même, les systèmes racinaires complémentaires ou concurrents, la présence de bactéries fixatrices d'azote peuvent y contribuer. L'association judicieuse des plantes côte à côte peut se révéler une méthode de prévention contre le parasitisme.  L'utilisation des purins d'ortie, de consoude, de prêle sont très bénéfiques pour renforcer les plantes et lutter contre certains parasites.  Ces sujets font l'objet de fiches spécifiques rédigées par Les Jardiniers Charentais.  

 

9 – La rotation des cultures.  

Ne pas cultiver 2 ans de suite  la même plante au même endroit car:

-  chaque espèce végétale appauvrit  le sol de certains éléments nutritifs.  L'année suivante, la même culture  risque d’être carencée,

-  un parasite présent une année  sera encore présent, voire renforcé,  l'année suivante.

 

10 – En dernier recours. 

 Si toutefois, vous êtes confronté à un problème sanitaire sur arbres, légumes ou fleurs, n'utilisez que des produits autorisés en culture biologique. Leurs effets, certes limités, ne sont cependant pas nuls.  Respectez scrupuleusement les consignes d'utilisation : périodes dans la saison, horaires dans la journée (pour limiter l'impact sur les insectes pollinisateurs), fréquence des traitements, dosages maxima.

 

 

BON JARDINAGE !

 

 

  Ce document  est destiné à tous ceux qui souhaitent respecter la nature, tout en jardinant. Si le jardinage au naturel est important pour vous, rejoignez-nous !